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Le meilleur de l'existence
Les images du paradis et de l’enfer ne sont
pas des images d’un au-delà de cartomancienne, non
plus qu’un simple souvenir de l’histoire des religions
de perse. Elles sont présentes sous nos yeux dans l’absence
d’intérêt que nous portons à la situation
de tant de nos contemporains.
Le tribunal de Dieu n’est pas celui représenté
sur nos cathédrales. Il est celui qui en Jésus-Christ
appelle chacun à des comportements nouveaux, à une
parole nouvelle là où se jouent le devenir politico-économique
du monde. La question du système économique est devenu
depuis l’organisation de la société industrielle
l’objet d’affrontements non seulement entre les classes
et les castes supposées de la société, mais
à l’intérieur même de chaque groupe social.
La situation devient progressivement – on devrait
plutôt dire régressivement – infernale, chacun
se référent à des bribes d’idéologie,
des lambeaux de doctrines totalitaires, des noms prestigieux dont
on ne connaît pas le moindre écrit.
C’est cette situation maladive de la société
que pointe Jésus quand il énonce des paraboles où
l’enfer et le paradis ne sont pas moins que l’image
que se donne le spectacle des relations humaines.
Ce n’est pas le bout de notre existence qui
comporte le meilleur de l’existence, mais c’est l’éclairage
donné sur toute l’existence par chaque responsabilité
prise en faveur de l’homme nouveau toujours en train de naître,
en faveur d’une justice dont nous n’avons jamais su
donner l’exemple, en faveur de ce que Paul demande à
ses auditeurs : que chacun continue à rêver s’il
le veut d’un tribunal final, mais ce sera pour voir le retour
de ce qu’il aura fait de mieux au milieu des vivants.
Mais il est préférable de parler au
présent et de chercher maintenant de quelle bienveillance
chacun est capable pour tenir les rênes de sa raison en direction
du Christ Jésus et du Règne qui toujours peut se déployer
sous nos yeux.
Serge Guilmin

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