Béatrice Spranghers
     

 

Faudrait quand même pas le laisser veiller seul

Et si c'était vraiment possible, ce qu'il a dit voici 2000 ans, lui, notre Maître. Que le royaume de Dieu était là, que la justice allait s'instaurer, la justice pour tous, d'abord pour les pauvres, pour les sans-pouvoir.

Si c'était vraiment possible, et pas une fable pour innocents, que Dieu est parmi nous et qu'il n'est  indifférent à rien de ce qu'il advient de son humanité qu'il voulait belle et radieuse et fraternelle.

Et si vraiment c'était possible… il faudrait commencer tout de suite, et dès maintenant. Comme disait Théodore Monod, si on essayait de pratiquer le Sermon sur la Montagne, ce serait un bouleversement incroyable dans la vie de la planète. Ça dépend de chacun, du plus grand au plus petit. Chacun dans son entourage peut agir avec plus de justice, de bienveillance, de bonté et tout simplement avec respect, avec respect pour soi-même et pour autrui.

Lui, notre maître, il disait qu'il faut aimer les autres comme soi-même. Fort ! Déjà si on commençait par le respect, ça serait vraiment bien. Et si on essayait ensemble, ce serait vraiment possible.

Mais forcément, on ne sera pas tous d'accord. Alors en attendant, on peut déjà s'y mettre tout seul, et puis à quelques-uns.

Le royaume de Dieu, comme il disait, lui, notre Maître, ça avance aussi sûrement qu'une petite graine, cachée dans la terre, et qui pousse, imperturbable. Il faut savoir qu'elle est là, que de toute façon, ça y est, elle pousse, la graine lentement.

Et puis Dieu y veille, la nuit de Noël et les autres nuits aussi. Faudrait quand même pas le laisser toujours veiller seul, sans aide. Puisque c'est possible.
Joyeux Noël

Béatrice Spranghers